SEYDA OUMOUL KHAIRY NIASS

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Elle est la fille de l’Illustre et Honorable Cheikh Ibrahim Niasse (R.A) de Kaolack (Sénégal) et épouse de Cheikh Aboubacar Hassoumi (R.A) de Kiota (Niger).

Née le 29 juillet 1941 à Kaolack, femme de grande culture (elle a mémorisé le coran dès l’âge de 11 ans) dont la simplicité, l’ouverture d’esprit, la capacité d’adaptabilité et le dynamisme forcent l’admiration, Saïda Oumoulkhairy a décidé depuis plus de 4 décennies de mettre son savoir et son savoir-vivre à la disposition de sa communauté d’adoption. Il faut mettre à son actif :

l’éducation et la formation coranique d’environ 600 femmes ;
la création de deux (2) complexes scolaires Franco Arabe (à Kiota et à Niamey) ; la création de l’Association Islamique, Jamiyat Nassirat-Dine qui a ouvert un centre de formation en couture à Niamey ;
la création de trois (3) centres féminins d’alphabétisation fonctionnelle en collaboration avec UNICEF Niger ;
la création d’une mutuelle d’épargne et de micro crédit pour les femmes dénommée ” Bourkine Tarey ” à Kiota ;
la création d’un groupement féminin appelé ” Margou Ka Zaama ” à Kiota ;
la visite à Kiota de la Représentante de l’UNICEF Niger, de la Ministre du Développement Social, de l’épouse de feu Président de la république Madame Baré Clémence Aicha et du Prince Albert de Monaco ;
la visite de Mme Larba Tandja accompagnée d’une forte délégation dont les épouses du Premier Ministre et du Président de l’Assemblée Nationale, du Préfet-Président de la Communauté Urbaine de Niamey, Mme Barry Bibata, la présidente du Conseil Supérieur de la communication, Mme Mariama Keita…

LES ŒUVRES DE SEYDA OUMOUL KHAIRY NIASS
Outre les écoles créées, Hadjia a initié l’alphabétisation fonctionnelle dans 3 centres féminins financés par UNICEF- Niger sur sa requête, suite à une mission conjointe de la représentante UNICEF/Ministre du Développement social en 1994. le plan réligio associatif

Il est à noter qu’en plus de l’enseignement du Coran Oumoulkhairy a créé une association féminine dénommée Jamiyat -Nassirat-dine en 1993, autour des thèmes suivants : éducation et formation des femmes, bien être de la femme et de l’enfant, participation de la femme au développement. En effet, Nassirat-Dine vient de tenir les assises de son 3è Congrès ordinaire à Kiota du 26 au 27 juillet 2003.

A ce titre, il faut mettre à son actif la création d’un centre de formation en couture à Niamey.

Jamiyat -Nassirat-Dine collabore étroitement avec Unicef et FNUAP (par le biais du groupement des associations Islamiques) Cf plan d’actions de l’association en annexe.

En outre, Hadjia Oumoulkhairy en collaboration avec les femmes de Kiota et environs a créé un groupement féminin dénommé ” Margou ka Zaama ” dont les principales activités demeurent :

* Le maraîchage (cultures de contre-saison et à plein temps) ;
* Le travail du cuir ;
* Le tissage ;
* Le micro-crédit féminin ;
* Sensibilisation des femmes sur tous les aspects du développement ;
* Etc. (voir en annexe les textes autorisent d’exercice).

Sur le plan agropastoral

Issue du monde rural, hadja Oumoulkhairy n’a pas négligé les activités de son milieu d’adoption, le Boboye.

En effet, malgré ses énormes tâches d’éducatrice et de prêcheuse, elle s’est adonnée corps et âme au travail de la terre et à l’élevage.

A l’Est de kiota (à environ 800m) elle possède un verger d’environ 3ha où elle cultive alternativement oignons, ail, mil, sorgho, riz, tomate, manioc, en même temps qu’une cinquantaine d’arbres fruitiers (manguiers, goyaviers, citronniers, etc).

Il en est de même sur la route de Birni à 300m du village de Goumandeye où son jardin de plus de 5ha regorge plus de deux cents plants avec des moyens d’irrigation modernes.
Elle en a fait donation au complexe scolaire franco-Arabe ; mais l’ONG Monaco-Aide et présence le lui a rétrocédé en achetant un autre au bénéfice du même établissement.

Concernant l’élevage, il faut signaler qu’en plus des animaux confiés aux bergers et/ou gardés au village, elle a initié un ambitieux projet d’embouche bovine qui malheureusement tarde à être exécuté, faute de financement : les institutions bancaires de la place hésitent à y injecter de grosses sommes.

Oumoulkhairy Ibrahim Niasse, à travers ses qualités de femme battante a su créer un cadre de vie agréable aux élèves, gagner la confiance des parents et des enfants et se forger un rôle et une place incontournables dans le développement de la région, et ceci grâce à sa grande capacité de mobilisation des femmes.

Cependant, malgré ses efforts personnels, ceux de Cheikh Aboubacar, des partenaires au développement (comme Unicef, FNUAP, ONG Monaco-Aide et présence, fonds Saoudiens de Développement, etc), de l’Etat du Niger et bien d’autres bonnes volontés, Mme Cheikh Kiota rencontre d’énormes difficultés, vu ses moyens très limités pour une aussi grande entreprise humain

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